L’accès au mèdicaments

La plupart des maladies peut être traitée aujourd’hui. Pourtant des millions de gens meurent parce que les médicaments nécessaires ne sont pas disponibles dans beaucoup de régions du monde. Les médicaments qui sont là ne sont cependant pas abordables pour beaucoup de gens. En outre dans un grand nombre d’établissements de santé il manque des professionnels qualifiés pharmaceutiques et médicaux. Les services pharmaceutiques pour la coopération au développement de DIFAEM se concentrent sur un approvisionnement global en Médicaments Essentiels et le renforcement des structures pharmaceutiques locales.

Fournir les médicaments

Approvisionnement en Médicaments Essentiels

Les médicaments sont essentiels pour chaque système de santé. Peu importe s’il s’agit d’un hôpital universitaire ou d’une clinique locale : aucun établissements de santé peut exister et agir sans des médicaments. Dans le cadre des objectives de la santé primaire d’Alma Ata l’approvisionnement en médicaments a joué un rôle important et c’est valable également pour les objectives du millénaire pour le Développement de l’ONU. Si nous parlons aujourd’hui de la couverture de santé universelle les médicaments essentiels y jouent aussi un rôle central.

Au cours des dernières décennies on peut voir une amélioration dans l’approvisionnement en médicaments : aujourd’hui beaucoup de personnes ont accès aux médicaments efficaces ; mais on est encore loin d’une couverture totale et permanente pour tous les hommes. L’acquisition des médicaments pour des établissements de santé qui se trouve à la périphérie pose encore des problèmes : et c’est pourquoi la disponibilité des médicaments nécessaires aux pays subsahariens n’est toujours plus que 50%.

L’aspect primordial aujourd’hui est de fournir partout les médicaments nécessaires et de communiquer  leur usage correct. Les services pharmaceutiques pour la coopération au développement de DIFAEM se concentrent sur l’augmentation de la disponibilité des médicaments dans les établissements de santé de nos partenaires et de former leur personnel en posologie, stockage et contrôle de qualités. L’autre aspect important est d’assurer que ces médicaments et produits médicaux sont toujours disponibles, abordables et en bonne qualité dans les pharmacies centrales des Eglises.

La liste OMS des médicaments importants

Le bon choix des médicaments est important. Des milliers de médicaments sont prescrits, achetés, avalés même si l’efficacité est contestée, les effets indésirables et les frais sont grands comparés à des produits alternatifs, même s’ils sont de moindre qualité, et cela est pertinent pas seulement en Afrique ou en Asie mais aussi chez nous, en Europe.

Déjà en 1992 l’OMS a développé le concept des médicaments essentiels qui comprend 360 substances médicamenteuses. Ce concept est valable pour le monde entier et comprend aussi des médicaments pour le traitement de VIH et le sida, des agents cytostatiques et des antibiotiques modernes. Mais il faut voir qu’un médicament n’est pas forcément nécessaire ou raisonnable en tout endroit; dans un poste de santé ou dans une petite clinique locale (sans médecins, sans laboratoire) on n’a besoin que de 10 à 15 médicaments. L’OMS et UNICEF se concentrent sur la question: combien de médicaments sont nécessaires pour être capable de bien traiter les cinq maladies responsables pour la mort de la plupart des femmes et des petits enfants? La réponse qu’ils ont trouvée: ce ne sont que 30 médicaments et quelques fournitures médicales qui sont nécessaires pour y arriver.

L’assurance qualité des médicaments

L’assurance qualité de ces médicaments est importante pour nous. Dans beaucoup de pays africains on trouve des médicaments de mauvaise qualité ou sans substances actives du tout.

Pour l’assurance qualité des médicaments nous fournissons nos partenaires de mini laboratoires mobiles et nous les formons dans l’utilisation de ces appareils. En outre nous soutenons un laboratoire de contrôle certifié au Kenya, l’équipement  des laboratoires comparables dans d’autres pays et le contrôle des fournisseurs. Le réseau mini-lab et ses membres ont apporté beaucoup de reconnaissance internationale au DIFAEM. Jusqu’au présent on a pu découvrir dix contrefaçons de médicaments. Mais un grand effort financier est nécessaire pour couvrir les coûts  des testes de confirmation.

Film sur les médicaments contrefaits en Afrique

Contact

Christine Häfele-Abah
Christine Häfele-Abah Chef des Services pharmaceutiques Mohlstraße 26 D-72074 Tübingen Tel. +49/7071 704 90 13 Fax: +49/7071 704 90 39 haefele@difaem.de