Améliorer le système de santé publique

Les services sanitaires dans la région en crise

La République Démocratique du Congo, située au cœur de l’Afrique, est un pays à la fois riche et pauvre. Son immense forêt humide, ses  richesses minières comme l’or, les diamants et le coltan sont depuis toujours plutôt menace que chance. Cela a commencé au 19 ième siècle avec les puissances coloniales et s’est prolongé jusqu’à la dictature du souverain Mobutu et une guerre civile qui a couté la vie à des millions. Surtout dans l’est la violence se rallume, des rebelles et des miliciens...

La République Démocratique du Congo, située au cœur de l’Afrique, est un pays à la fois riche et pauvre. Son immense forêt humide, ses  richesses minières comme l’or, les diamants et le coltan sont depuis toujours plutôt menace que chance. Cela a commencé au 19 ième siècle avec les puissances coloniales et s’est prolongé jusqu’à la dictature du souverain Mobutu et une guerre civile qui a couté la vie à des millions. Surtout dans l’est la violence se rallume, des rebelles et des miliciens agressent des communautés, détruisent des villages et des centres de santé et ainsi déstabilisent  la société. Les parties différentes luttent surtout pour le contrôle des matières primaires qu’ils transportent hors du pays illégalement et qui ainsi paraissent aux marchés internationaux.

Traumatisme et sous-alimentation

Souvent les gens sont traumatisés. Beaucoup de femmes souffrent de viols innombrables et systématiques à qui elles sont en proie. De peur, beaucoup d’entre elles n’osent plus de cultiver leur terre; par conséquent elles ne peuvent plus nourrir leurs familles. Mal- et sous-alimentation frappent surtout les enfants. Lorsque les infrastructures de santé sont détruites ou mal approvisionnées, les populations n’ont pas accès aux soins. En plus il y a beaucoup de centres de santé qui sont difficiles à accéder et qui ne peuvent pas être fournis régulièrement en médicaments nécessaires et en autres biens de consommation.

Le travail des Eglises pour la paix et la santé

Au milieu de cette histoire pleine de détresse les églises jouent un rôle important: là où l’état ne peut pas accomplir ses tâches ce sont les Eglises qui mettent à la disposition de tous des centres de santé et des établissements de formation et qui travaillent pour la réconciliation et la remise en état. En partenariat avec les Eglises sur place, Difäm s’emploie au développement des systèmes sanitaires performants. Nous soutenons la construction et l’approvisionnement des établissements sanitaires, la mise sur pied d’une sécurité sociale, la formation des spécialistes sur place et l’information des jeunes.

En plus Difäm soutient des initiatives qui travaillent pour la certification de Coltan et d’autres matières premières ou revendiquent  la transparence dans le commerce. Pour que les pays puissent profiter de leurs richesses minières il faut que les transactions financières soient transparentes et que la communauté internationale s’emploie pour la paix, la stabilité et la fin de toute violence.

plusmoins

Les projets DIFÄM en la République Démocratique du Congo

Attention particulaire du DIFÄM

  • Soins et services médicaux
  • Soins et réhabilitation pour femmes devenues victimes de violence sexuelle
  • Soins, traitement, prévention et soutien pour patients  de VIH et SIDA
  • Relèvement des établissements de santé
  • Programme à base communautaire pour la prévention de violence sexuelle dans les églises et les communautés
  • Soins mère-enfant

Renforcer les soins mère-enfant (materno-infantile)

Un des nos objectifs  importants est de renforcer les services médicaux pour mères et enfants. C’est pourquoi nous soutenons la supervision des services médicaux, aidons à mettre à la disposition les équipements de base pour que les établissements soient capables  d’offrir des soins de base qualifiés. Nous nous intéressons également à élargir les capacités du management et de l’administration et d’améliorer les standards des techniciens des laboratoires.

Une fois par an un de nos partenaires lance une campagne pour le traitement chirurgical des fistules vaginales. Presque cent femmes en profitent. L’opération soulage ces femmes largement, puisqu’elles sont stigmatisées et marginalisées dans leurs villages isolés en montagne.

Les défis de VIH et SIDA

Soutien dans la prévention de VIH/SIDA, éducation de paires volontaires, des tests volontaires et l’assistance sont nos activités les plus importantes. Il y a des régions où les chefs de village ont demandé de commencer ces programmes dans leurs villages.

Doucement les gens commencent à être prêts à discuter les défis de VIH/SIDA et une fois une personne déclare officiellement d’être infecté il y d’autres qui suivent l’exemple. Cela a un grand impact. Des groupes de soutien se sont formés et il est magnifique de voir comment les communautés assument leur responsabilité. Maintenant les membres des communautés sont capables de répondre au défi et de prendre des mesures.

Renforcer les systèmes de santé

Le renforcement des systèmes de santé est un aspect majeur des interventions de Difäm. Avec nos partenaires locaux nous travaillons à améliorer l’administration, et prenons en charge l’approvisionnement en matériel de bureau nécessaire. Cela permet au personnel d’écrire des rapports, de réaliser et analyser des statistiques solides et d’améliorer la surveillance.

A Bunia, Difäm soutient un programme de santé à base communautaire avec un total de 3000 personnes. Il s’occupe des maladies fréquentes comme la malaria et la diarrhée par exemple. On prévoit un élargissement dans les zones de santé voisines. Les établissements de santé dans la circonscription ont des avantages financiers, parce que la prise en charge des frais est garantie par la caisse d’assurance-maladie. Par cela les systèmes de santé sont à la fois soutenus et renforcés.

Education pour les enfants sourds-muets

En Aru au nord-est de la République Démocratique du Congo les enfants sourds-muets et ceux qui ont l’ouïe intacte vont à l’école ensemble. Il y a là un Centre Communautaire pour Education et Rééducation qui s’occupe également  de l’information sur VIH et SIDA.

L’éducation doit commencer tôt

Ismael Byaruhanga a trouvé un nouveau chez-soi. Comme beaucoup d’autres, lui aussi  s’est enfui devant la guerre civile en RDC en 2002 vers la frontière ougandaise. Jusqu’à présent Aru est resté calme et paisible. Ismael Byaruhanga continuait  à faire son travail comme  soignant, c'est-à-dire, il examinait les yeux des enfants et c’est là qu’il a rencontré un grand nombre d’enfants sourds-muets, qui avaient souvent  perdu l’ouïe  par la méningite. Mais personne ne s’en occupait. C’est pourquoi en 2004 Ismael Byaruhanga et une petite équipe ont fondé un centre d’éducation pour les  sourds-muets, le CERBC (Centre d'Éducation et de Réhabilitation à Base Communautaire). Depuis quelques années des étudiants de tout niveau, handicapés et non-handicapés, sont éduqués ensemble. L’école est approuvée par les autorités.

Il est calme dans le préau. Beaucoup d’enfants s’entretiennent en langage gestuel. Une institutrice raconte comme elle était nerveuse avant la publication des résultats des examens. Dans la classe cinq enfants sourds étudiaient ensemble avec quatre enfants sans handicap et l’ensemble des neuf enfants avaient réussi dans les examens du gouvernement de la province.

L’appréciation personnelle à l‘ internat

Quelques enfants handicapés vivent sur place comme pensionnaires dans un petit internat. L‘année dernière il y avait encore cinquante internes, cette année il n’y a que dix-sept parce qu’il y a beaucoup de familles qui ne peuvent pas payer les frais de quinze Euros par mois et par enfant pour école, logement et alimentation. En plus les enfants handicapés ne valent pas beaucoup dans la société et on demande souvent aux familles pourquoi ils dépensent de l’argent pour un tel enfant. A l’école et à l’internat au contraire les enfants sont appréciés.

Travail d’information sur VIH et SIDA

Depuis 2008 le CERBC et le Difäm sont en contact. A ce temps-là  on avait constaté lors des visites dans quelques  écoles primaires que pas mal de filles entre 13 et 16 ans quittent l’école parce qu’elles sont enceintes. Une des raisons pour cela est que les parents ne donnent  aucune éducation sexuelle à leurs enfants. En plus les directeurs des écoles remarquaient que ni les élèves ni les professeurs avaient assez d’informations sur VIH et SIDA.

Alors CERBC et Difäm ont développé un programme pour l’information scolaire sur VIH et SIDA qui se réalise depuis cinq ans. Un groupe de jeunes se sert de scènes de théâtre pour informer des enfants et des adolescents ; en plus on forme des multiplicateurs adolescents et adultes.

Les sujets  VIH et SIDA sont toujours actuels, et le souci que des élèves attrapent le VIH est justifié. Le Club SIDA des jeunes et les collaborateurs de CERBC luttent ensemble pour que le virus ne progresse plus.

Contact

Gabi Hettler
Gabi Hettler Conseiller Mohlstraße 26 72074 Tübingen Tel. +49/7071 704 90 14 Fax: +49/7071 704 90 39 hettler@difaem.de